Fort St. John, en Colombie-Britannique, était l’une de ces municipalités canadiennes à prendre part à ce programme. Fort St. John s’est activement impliqué dans le projet CISAL, participant à plusieurs visites d’étude afin d’offrir assistance technique et échange de connaissances à des femmes au Pérou. Ce travail visait principalement à soutenir les dirigeantes et les élues ainsi qu’à lutter contre la violence faite aux femmes.

Dianne Hunter est gestionnaire municipale pour Fort St. John, en Colombie-Britannique. Nous avons demandé à Dianne pourquoi la Ville de Fort St. John s’était jointe au projet, et quelles avaient été les répercussions pour la municipalité.

Dianne Hunter à Chumbivilcas, Pérou

Qu’est-ce qui vous a motivés à vous engager dans le projet CISAL?

À l’origine, nous voulions travailler avec des collectivités touchées par des projets d’extraction minière de grande envergure. Nous avons rarement l’occasion d’apprendre des autres, de partager nos pratiques exemplaires et de comprendre comment la planification à long terme et les approches coopératives peuvent être incroyablement bénéfiques pour les collectivités. Nous étions donc très enthousiastes à l’idée de partager nos expériences autour d’un vaste projet hydroélectrique avec d’autres collectivités également touchées par des projets de grande envergure. Les personnes les plus influencées par les changements dans une collectivité sont celles en situation de vulnérabilité et celles vivant en marge de la société. Il est donc important de comprendre les défis de cette population dans la collectivité et de concevoir des programmes pour les soutenir. Comme les collectivités de Chumbivilcas et la Ville de Fort St. John partageaient de nombreuses préoccupations relatives aux jeunes, aux personnes handicapées, aux femmes et aux personnes âgées, nous nous sommes naturellement rapprochés pour travailler ensemble sur ces importantes problématiques.

Qu’avez-vous appris de votre travail avec les collectivités du Pérou?

Les possibilités qui se sont offertes à nous grâce au programme CISAL nous ont permis de nous recentrer sur l’aspect social des collectivités et nous ont rappelé que même les infrastructures lourdes comme les canalisations d’eau et d’égout présentent fondamentalement un avantage social à un niveau des plus élémentaires. Nous avons commencé à reformuler de nombreuses questions que nous nous posons lorsque nous nous penchons sur les priorités, afin de faire jouer une perspective et une valeur plus sociales. Nous avons augmenté nos possibilités d’engagement public pour nous assurer que nos projets et initiatives répondent aux besoins des collectivités. Autrement dit, nous avons changé notre façon de voir notre monde. Cela nous permet de prendre de meilleures décisions et d’avoir une meilleure compréhension de notre collectivité. Nous souhaitons également travailler davantage avec nos collectivités des Premières Nations afin de veiller à ce que leur culture et leur histoire fassent partie de la collectivité. Nous travaillons à mieux comprendre nos voisins de l’autre côté de la rue, mais aussi à l’étranger.

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