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Partenaires dans la protection du climat

Ville de Whitehorse (Yn)

Étape 5

Population Membre des PPC depuis Cible de réduction de GES
23 276 habitants 1995
  • La Ville de Whitehorse est en voie d'établir de nouvelles cibles en fonction des données de 2014.

Le Centre des jeux du Canada en Whitehorse

« Nous voulons proposer des objectifs et des cibles pour l'ensemble de la collectivité et une stratégie d'intervention pour les activités municipales. Nous voulons pour Whitehorse des objectifs ambitieux, tel que zéro déchet d'ici 2040, et nous voulons déterminer les meilleurs moyens pour y parvenir. »
– Dan Curtis, maire de Whitehorse

 

La Ville de Whitehorse est engagée dans la planification du développement durable depuis 2004, année d'approbation de son premier plan d'action local. Depuis, la municipalité a conçu et mis en œuvre des plans portant sur la gestion des matières résiduelles, le transport durable et la gestion énergétique. Les activités municipales sont orientées par le Plan stratégique de développement durable de 2008, qui établit sept principes fondamentaux et recommande 53 actions particulières. Ce plan est actuellement en processus de révision et une nouvelle version préliminaire devrait être disponible à la fin de 2015.

La Ville de Whitehorse a obtenu l'appui du Fonds municipal vert de la FCM pour la réalisation des étapes 1 à 3 et pour la mise en œuvre de son programme de collecte de matières organiques résidentielles en bordure de rue.

Principaux projets et résultats

Rénovation du Centre des Jeux du Canada

Inauguré en 2005 et couvrant près de 22 000 pieds carrés, le Centre des Jeux du Canada consomme à lui seul près de la moitié de toute l'énergie requise par les installations municipales de Whitehorse. En 2010, la municipalité a mis en œuvre plusieurs mesures d'efficacité énergétique dans le but de réduire les coûts et les émissions atmosphériques du bâtiment. Ces mesures comprenaient entre autres la récupération de la chaleur résiduaire produite par la fabrication de la glace pour chauffer la piscine et préchauffer l'arrivée d'air, l'amélioration des systèmes d'éclairage, la modernisation des commandes de chauffage-ventilation-climatisation et la modification des centrales de traitement de l'air.

Environnement

  • La réduction de consommation de mazout a permis de réduire les émissions de GES qui sont passées de 982 tonnes en 2012 à un peu moins de 300 tonnes en 2014.

Économie

  • De nombreuses mesures visaient à réduire la consommation de mazout, ce qui a permis de réduire les coûts à ce chapitre, même si la facture d'électricité a augmenté. Globalement, les coûts ont diminué.

Enjeux sociaux

  • L'amélioration de l'éclairage et de la qualité de l'air intérieur a rendu le bâtiment plus agréable pour ses usagers.

Règlement municipal sur les bâtiments et la plomberie

En 2009, la Ville de Whitehorse a amendé son règlement municipal sur les bâtiments et la plomberie afin d'y intégrer des normes d'efficacité énergétique. Le règlement a été amendé de nouveau en 2014 pour exiger que toutes les nouvelles habitations soient certifiées EnerGuide. Les constructeurs collaborent avec des conseillers en énergie pour produire un rapport EnerGuide approprié. Ce règlement municipal est l'un des plus exigeants du pays en matière d'efficacité énergétique; ces exigences sont similaires à celles du Code national de l'énergie pour les bâtiments. Le règlement s'applique à la construction des nouvelles habitations et à leurs systèmes de chauffage, qu'il s'agisse de systèmes à air pulsé au mazout ou au propane, de plinthes chauffantes, de poêles à bois ou à granules, ou encore de thermopompes à air ou géothermiques.

Environnement

  • Les données de 2009 indiquent que les habitations de Whitehorse munies d'un système de chauffage à air pulsé au mazout émettent en moyenne environ 11 tonnes de GES par année. Après l'adoption du règlement municipal, les émissions moyennes des habitations ayant un système de ce type ont diminué de plus de 50 % pour s'établir à moins de 5 tonnes par année.

Économie

  • En 2009, la moyenne des habitations de Whitehorse munies d'un système de chauffage à air pulsé au mazout entraînait en moyenne des coûts annuels de 5 400 $ pour l'achat de mazout et l'entretien. Après l'adoption du règlement municipal, les nouvelles habitations ayant un système de ce type ont enregistré un coût annuel d'à peine 2 400 $.

Enjeux sociaux

  • Même si des normes plus exigeantes entraînent des coûts initiaux plus élevés, les résidents récupèrent rapidement leur investissement grâce à la réduction des coûts de chauffage et d'entretien. Les habitations certifiées EnerGuide ont en outre une meilleure valeur de revente.
  • Les normes ont aussi permis d'améliorer la qualité de l'air intérieur.

Plan d’action relatif aux déchets solides

En 2012, de nombreuses raisons ont poussé la municipalité à chercher d'autres moyens que l'enfouissement pour gérer les déchets solides. Le volume annuel de déchets avait presque doublé depuis 2000 – avec une augmentation de 235 % du volume de déchets provenant du secteur de la construction et de la démolition. Une étude sur les matières résiduelles réalisée en 2010 a révélé que 67 % des déchets enfouis pourraient être recyclés ou compostés. Le plan d'action de Whitehorse relatif aux déchets solides adopté en 2013 établit le calendrier, les coûts et les mesures recommandées pour obtenir un taux de valorisation de 50 % d'ici 2015 et l'objectif zéro déchet d'ici 2040. Le plan prévoit une nouvelle tarification des redevances de déversement, des projets de tri à la source et de valorisation, des améliorations à l'installation de compostage, un projet de gestion des matières organiques pour les entreprises et les immeubles à logements multiples, ainsi que des programmes d'éducation.

Environnement

  • La collecte des matières organiques est passée d'environ 600 tonnes en 2005 à 2 500 tonnes en 2011.
  • La valorisation des matières organiques a permis de réduire la quantité de contaminants (lixiviat) produite par l'enfouissement.         

Économie

  • Le Plan d'action relatif aux déchets solides propose une alternative viable à l'enfouissement – une solution qui peut être coûteuse quand on sait que l'aménagement d'un nouveau lieu d'enfouissement coûterait environ 13,7 millions de dollars. Les coûts annuels de responsabilité civile pourraient aussi augmenter à 13,5 millions de dollars et il faudrait y ajouter les coûts du déclassement de l'actuel lieu d'enfouissement.
  • Les matières recyclées (papier, verre, aluminium, etc.) rapporteront à la collectivité des revenus qui augmenteront avec le volume, de même que des possibilités d'emploi dans les domaines de la logistique, de la planification et de la gestion.  

Enjeux sociaux

  • Les jardiniers et les agriculteurs de Whitehorse peuvent compter sur un approvisionnement constant de produits compostés localement.
  • Le programme et l'installation de compostage peuvent servir d'exemples à d'autres collectivités – nordiques ou non. Ils démontrent que, en dépit de problèmes liés au climat et à l'envergure, le compostage à large échelle fait partie intégrante d'une stratégie globale de gestion des déchets solides et de réduction des émissions de GES.


Défis relevés

  • Le transport a toujours constitué un défi pour les collectivités nordiques du Canada. Le besoin de véhicules, la rigueur du climat et les distances généralement plus longues présentent des défis particuliers.
  • Compte tenu des ressources présentement disponibles, le suivi des émissions de GES de la collectivité constitue un défi constant, même si la municipalité exerce un suivi sur les programmes, les politiques et les mesures mis en œuvre par ses partenaires. La municipalité collabore actuellement avec les services publics locaux pour recueillir des données sur les activités municipales.

Leçons retenues

  • Il faut mobiliser la population sur les projets communautaires, particulièrement lorsqu'il s'agit de modifier les comportements. Une bonne communication est essentielle. Il faut communiquer les bonnes informations au bon moment et de la bonne façon. Il faut recourir au personnel et aux ressources qui sont nécessaires.
  • Il faut mobiliser et informer les partenaires et les parties prenantes à toutes les étapes de la mise en œuvre d'un projet.

Mise à jour : 08/12/2015