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2005 Énergie – Gagnant ex æquo 1

Ville de Craik et Municipalité rurale de Craik, Saskatchewan

Projet d’habitat écologique de Craik

Population combinée : 745

Que ce soit en raison de ses poteaux de bois et poutres recyclés, de ses murs construits avec des balles de paille ou de son système de chauffage à l'énergie solaire passive et à l'énergie géothermique, le bâtiment écologique Écocentre de la Ville de Craik est un modèle de durabilité environnementale. L'édifice comporte des salles de réunions générales et des salles consacrées à l'information sur l'environnement. Il générera ses propres revenus en louant des locaux à des entreprises des environs. Il possède un système de collecte des eaux pluviales, des toilettes à compostage, des techniques de finition intérieure respectueuses de l'environnement et intègre une foule d'autres pratiques écologiques. Il fera aussi partie intégrante du projet d'écovillage de la Ville de Craik qui vise la construction d'une dizaine de maisons écoefficaces à côté de l'Éco-centre.

Contexte

Au début de l'an 2000, la Ville de Craik et la Municipalité rurale de Craik ont reconnu que leurs populations déclinaient et que les deux municipalités perdaient peu à peu des entreprises au profit d'autres régions de la province. « Il s'agissait d'un lent déclin et le danger n'était pas immédiat », indique le maire Rod Haugerud. « Mais nous nous rendions compte que le déclin deviendrait réalité dans quelques années. »

Le conseil municipal et celui de la municipalité rurale pensaient au départ que le développement du secteur du tourisme serait une bonne manière d'arrêter le déclin. Craik est située près d'un des autoroutes les plus achalandés de Saskatchewan, entre Saskatoon et Regina, de sorte que ces conseils ont commencé à réfléchir sur la manière d'attirer les touristes vers leur ville. C'est à cette période qu'ils ont rencontré le Dr Lynn Oliphant, un professeur à la retraite qui travaille au Prairie Institute for Human Ecology sur les démarches en matière de durabilité.

Le moment était idéal. L'idée du Dr Oliphant de construire un bâtiment communautaire durable et un écovillage a été accueillie favorablement par les dirigeants municipaux et un groupe communautaire local, le Mid-Lakes Community Coalition, dont la Ville est membre.

Résultats

  • Faire appel à des travailleurs du coin et à des ressources locales a permis de réduire les coûts, de stimuler l'économie de Craik et de créer de nouveaux emplois au restaurant de l'Éco-centre, au centre de réunion et à la boutique de cadeaux. La période de récupération se situe entre cinq et six ans.
  • Un technicien certifié aux normes du système d'évaluation des bâtiments écologiques, Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) surveillera le bâtiment au cours des deux prochaines années afin d'évaluer son rendement. « Comparé à notre patinoire, l'Éco-centre utilise seulement environ un cinquième de l'énergie dont la première a besoin », indique le maire Haugerud. « De plus, lorsque nous parlons aux professionnels de la restauration, ils nous disent que la consommation du Centre devrait avoisiner les 4 500 à 5 600 litres d'eau par jour, mais nous n'en utilisons seulement que 1 000 litres. »
  • Le tourisme s'est accru considérablement. « Nous pensions que l'hiver serait la saison morte, mais nous avons constaté beaucoup d'activité », affirme M. Hymers.
  • Le Dr Oliphant a gagné le Prix canadien de l'environnement 2005 dans la catégorie « Vivre écologiquement » pour son travail au projet d'écovillage et d'Éco-centre. Les prix sont un événement annuel commandité par le magazine Canadian Geographic.

Leçons tirées

  • S'assurer d'avoir un financement. Même si le maire Haugerud admet que Craik a coutume de faire les choses un peu différemment, il conseille aux autres municipalités qui envisagent des entreprises analogues de s'assurer d'avoir le financement nécessaire avant de commencer un projet. « Avec le recul, nous aurions dû disposer d'un financement plus important avant de commencer, mais nous courions aussi le risque de rester en rade si nous n'allions pas de l'avant », dit-il.
  • S'adjoindre des leaders pour la communauté. « Le conseil municipal et celui de la municipalité rurale, ainsi que le maire de Craig ont démontré un leadership exemplaire tout au long du projet, ce qui a été un facteur clé lorsqu'il a fallu engager la communauté plus large », indique Mme Eade.
  • Faire participer la communauté dès le début et souvent. Mobiliser une population plus restreinte peut souvent s'avérer plus facile car il existe davantage d'occasions de les rejoindre grâce au bouche-à-oreille, aux réunions communautaires et aux journaux locaux. « J'ai constaté que plus la communauté est petite, plus il y a de bénévoles parce que les gens réalisent que personne d'autre ne fera le travail », dit M. Hymers. « Nous sommes la preuve que cela peut réussir ». Les réunions et ateliers communautaires font partie intégrante de la stratégie de Craik visant à tenir le public au courant.
  • Prendre des risques. Le maire Haugerud observe que lorsqu'il discute avec d'autres dirigeants municipaux, il les entend souvent dire qu'ils ont peur de tenter autre chose par peur de l'échec. Toutefois, s'ils ne font rien, c'est l'échec assuré. « Compte tenu des succès que nous avons remportés avec le projet d'écovillage et d'écocentre, nous nous sentons capable de relever n'importe quel défi et nous n'avons pas peur d'essayer », indique-t-il.

Partenaires et collaboration

À l'interne

  • Conseils municipal de la Ville de Craik et Conseil de la municipalité rurale de Craik

À l'externe

  • Des centaines de résidants
  • Initiatives Fund
  • Mid-Lakes Community Coalition
  • Sask Water
  • Ressources naturelles Canada
  • Investors' Group
  • Help International
  • Fond municipal vert
  • Sask Lotteries – Community
Mise à jour : 13/11/2013