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2004 Eaux usées – Gagnant ex æquo 2

Ville de Thunder Bay, Ontario

Plan de prévention et de contrôle de la pollution

Population : 114 000

Agrandie et améliorée, la station d'épuration des eaux usées de la Ville de Thunder Bay éliminera la quasi-totalité des matières polluantes des effluents traités. Dans le cadre de son Plan de prévention et de contrôle de la pollution, la Ville a doté l'installation d'un système de traitement secondaire avec filtration biologique sur lit bactérien aéré et nitrification, ce qui permet d'éliminer une grande partie de l'ammoniac contenu dans les effluents traités. En outre, la Ville cessera de recourir au chlore pour utiliser plutôt un procédé de désinfection par rayonnement ultraviolet. Ces travaux ont été financés grâce à un programme d'utilisateur-payeur pour les égouts et à une subvention du Fonds canadien sur l'infrastructure stratégique. Thunder Bay est la première municipalité du nord de l'Ontario à produire de l'électricité en cogénération à partir des gaz de boues d'égout issus des procédés de traitement, ce qui lui permet d'éliminer le gaspillage des gaz excédentaires et de réduire ses besoins en gaz naturel. La Ville a également fixé des objectifs en matière de conservation de l'eau pour les 15 prochaines années et approuvé un plan de constitution d'un fonds de réserve de 10 millions de dollars – grâce à un système d'utilisateur-payeur – au cours des sept prochaines années, une fois que sera terminé le projet de 91 millions de dollars.

Contexte

La Ville de Thunder Bay,située à la tête du lac Supérieur,est très proactive depuis des années dans le domaine de la protection des ressources en eau, et ses initiatives de conservation de l'eau lui on valu plusieurs prix. Même la devise de la ville, Superior by Nature, témoigne de l'importance que celle-ci attache à la protection de l'environnement.En outre, depuis 1997, la Ville fait partie du programme des Partenaires dans la protection du climat de la FCM.

Le lac Supérieur est aujourd'hui le plus propre des Grands Lacs, mais au milieu des années 1980, Doug Scott, gestionnaire de l'ingénierie pour la Ville, avait déclaré qu'il y avait « des exemples ahurissants de pollution de l'eau et de l'air par les industries ».

Ces exemples, entre autres, ont incité le Canada et les États-Unis à signer en 1986 un accord de protection de la qualité de l'eau des Grands Lacs. En vertu de cet accord, les deux pays s'engageaient à élaborer des plans d'action visant à trouver des solutions aux problèmes relevés dans « 43 zones préoccupantes », ainsi nommées parce qu'elles contenaient des sédiments contaminés, des eaux usées traitées de façon inappropriée, des sources de pollution non ponctuelles et des habitats dégradés.Thunder Bay a été désignée parmi ceux-ci.

Résultats

  • Les nouvelles installations de la station d'épuration des eaux usées permettront d'éliminer la quasi-totalité des matières polluantes d'ici à la fin de 2004 ou au début de 2005, de sorte que Thunder Bay sera retirée de la liste des zones préoccupantes.
  • Tout le chlore et la quasi-totalité de l'ammoniac ont été éliminés des effluents traités.
  • La surtaxe imposée pour les égouts permettra la constitution d'un fonds de réserve suffisant pour couvrir tous les coûts de mise en oeuvre du PPCP et la constitution d'un second fonds de réserve pour répondre aux besoins futurs.
  • Les risques d'inondation des sous-sols ont pratiquement été éliminés, et les débordements des égouts sanitaires et unitaires par temps de pluie sont beaucoup moins fréquents.
  • En 2003, la Ville a remporté le prix de la Ontario Water Works Association pour son programme global d'économie des ressources en eau.

Leçons apprises

  • AGIR PLUTÔT QUE RÉAGIR. Par le passé, la Ville s'en tenait au statu quo en se contentant de se conformer aux règlements provinciaux sans véritablement envisager l'avenir. « Il faut planifier à grande échelle longtemps à l'avance, afin d'éviter d'avoir des surprises », affirme M. Scott. Il mentionne en particulier que la constitution de fonds de réserve avait été une formule extraordinaire pour l'obtention de financement durable.
  • FAIRE UNE PRIORITÉ DE LA GESTION DES ÉLÉMENTS D'ACTIF. Avec ce projet,Transports et travaux publics (le service responsable du PPCP) a établi la norme pour la Ville, et a influé sur la manière dont les autres services perçoivent dorénavant la gestion des éléments d'actif.Ainsi, le service municipal des Parcs et des loisirs examine actuellement tous ses bâtiments afin de déterminer quelles améliorations s'imposent. « Grâce à la gestion des éléments d'actif, vous pouvez planifier les améliorations de manière à éviter les dépenses inattendues. »
  • LES GRANDS PROJETS NÉCESSITENT DES FONDS CONSIDÉRABLES. M. Scott affirme que, de nos jours, il est presque certain que la mise en oeuvre de grands projets d'infrastructures nécessitera du financement de la part des autres ordres de gouvernement et que les gouvernements municipaux doivent être prêts à s'engager dans un processus de financement qui peut être très long.

Partenaires et collaborateurs

À l'interne

  • Service des transports et des travaux publics

À l'externe

  • Ministère de l'environnement de l'Ontario
  • Environnement Canada
  • Thunder Bay Remedial Action Plan, Public Advisory Committee
  • Infrastructure Canada
  • Programmes d'EcoSuperior Environmental
Mise à jour : 13/11/2013