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2000 Planification – Gagnant ex æquo 1

Mississauga, Ontario

Comité consultatif sur la qualité de l’air

Population: 588 500

Mississauga, dont la population s'élève à 588 000 habitants, est la sixième ville en importance au Canada et l'une des plus rapidement en croissance. Elle est située directement à l'ouest de Toronto et ses frontières englobent l'aéroport international Pearson. Les fréquents avis de qualité de l'air ont entraîné une prise de conscience pour la collectivité qui est située au centre du sud de la ceinture industrielle et banlieusarde de l'Ontario. « Au cours des quelques dernières années, la Région du Grand Toronto (RGT) a acquis la douteuse réputation de région métropolitaine la plus encombrée par le smog au Canada », remarque en 1998 Angus McDonald, commissaire du transport et des travaux.

La Ville de Mississauga s'est jointe à d'autres conseils de la RGT dans le cadre d'un sommet municipal de 1996 sur l'assainissement de l'air et a été un participant hâtif au programme Partenaires pour la protection du climat de la Fédération canadienne des municipalités ainsi qu'au Table de Municipalités du Processus national sur le changement climatique. L'un des dix énouncés de vision contenus dans le plan stratégique de la Ville prévoyait que « Mississauga sera une collectivité responsable au plan environnemental ».

À une époque où les questions relatives au changement climatique et à la qualité de l'air locale devenaient de plus en plus manifestes, la Ville était engagée depuis bon nombre d'années déjà à devenir responsable au plan environnemental. Une équipe de gestion interministérielle était en place pour étudier les questions concernant le risque et l'intendance. Le mécanisme collectif existant et le rapport annuel au conseil ont constitué un tremplin permettant à la Ville d'examiner les questions entourant la qualité de l'air.

Afin de présenter une réponse coordonnée relativement au gaz à effet de serre ainsi qu'aux émissions produisant du smog, la Ville a mis sur pied son Mississauga Air Quality Advisory (MAQA) Committee en février 1998. Les membres comprenaient du personnel provenant des quatre services de la Ville et du Region of Peel Health Department ainsi que les conseillers actifs au plan environnemental, Pat Mullin et David Culham. Le coordinateur des services environnementaux de Mississauga, qui travaille déjà pour le Transportation and Works Department, est devenu le président du comité.

 

Résultats


Un mandat si complet a entraîné des résultats d'une envergure proportionnellement grande. « Ç'a été un effort multiministériel et ça correspond à un conseil et une équipe principale de gestion déjà engagés à la gestion environnementale », a commenté Brenda Sakauye, coordonnatrice des services environnementaux. Même si de nombreux engagements figuraient déjà aux plans de travail du personnel, « dans l'ensemble, il y a eu une augmentation du nombre d'initiatives d'entreprise environnementales en 1999, et davantage sont prévues en 2000 », a-t-elle ajouté.
Les économies en matière de services publics dans les centres communautaires et le garage de transport en commun se sont élevées à 75 000 $ en 1999. Avec l'assistance technique du programme fédéral de placement À LA SOURCE, la Ville a pu calculer une mesure de référence de ses émissions de dioxyde de carbone dans le cadre de ses opérations d'entreprise pour l'énergie, les déchets, le parc automobile et l'éclairage des rues. Entre 1997 et 1998, des gérants d'immeubles ont été capables de réduire la consommation d'énergie de 517 à 465 kWh par mètre carré. Le défi restant consistait à atteindre une réduction totale dans un ensemble d'édifices qui a considérablement gonflé depuis l'année de référence de 1990.

À chacun des neuf jours en 1999 que le ministère de l'Environnement de l'Ontario a émis des avis de smog, la Ville a envoyé un message électronique à tout le personnel leur signalant de modifier les opérations dans le but de réduire les émissions d'azote, de produits chimiques organiques volatiles et de poussières. Par exemple, le personnel des parcs cesserait d'utiliser des outils alimentés au pétrole ou au diesel pour des tâches pouvant s'effectuer manuellement, le département des incendies annulerait la formation à l'aide de feux réels et les thermostats de climatisation seraient fixés à une température légèrement plus élevée afin d'économiser de l'énergie. Ces mesures établies dans l'ensemble des entreprises augmentent de façon drastique la sensibilisation du personnel en matière de questions entourant la qualité de l'air.

L'équipement servant à refaire la glace dans les patinoires de Mississauga est maintenant alimenté au gaz naturel et il y a de nouveaux signaux routiers à énergie solaire et des tondeuses à batterie au terrain de golf municipal. Dans le cadre de ses opérations de transport et de parc de véhicules, la Ville a amélioré la maintenance, a attesté des mécaniciens de contrôleurs d'émissions de véhicules utilitaires lourds et a fait comprendre à tous les membres du personnel le besoin de couper les moteurs au ralenti. Une nouvelle page d'inscription sur le site intranet des employés facilite le covoiturage. La Ville a également parrainé une demande au Fonds d'action fédéral pour le changement climatique relativement à un projet pilote visant à déterminer les meilleures façons d'inciter les automobilistes à garder leurs pneus bien gonflés afin d'économiser de l'essence.

Un programme fondé sur les 3R, Go Green, a réduit de 65 p. 100 les déchets au centre Civic et à d'autres installations municipales. La Ville a également recyclé les déchets de route et de trottoirs, réutilisé du bitume routier, recyclé du béton dans les zones à faible trafic routier et poursuivi l'expérimentation avec l'utilisation de pierre taillée récupérée à titre d'assise de tuyau et de matériau de remplissage.

En novembre 1998, la Ville a adopté un plan de transport nécessitant une expansion majeure des services, soit la première en dix ans. En plus d'ajouter 15 kilomètres supplémentaires de pistes cyclables, la Ville a mis à jour ses cartes des voies cyclables et piétonnières.

Le contrôle centralisé de la signalisation a réduit la pollution produite par le trafic discontinu. D'autres économies d'énergie directes ont découlé de l'installation de nouveaux lampadaires à sodium à haute pression et d'expérimentations avec des diodes électroluminescentes pour la signalisation.

Le plan officiel encourage une plus forte densité et moins d'isolement entre les utilisations résidentielles et commerciales ainsi que plus de remplissage. Un rapport sur les sources et les répercussions de la congestion de la circulation, intitulé Journeys to Work, a été envoyé à plus de 90 associations de contribuables.

En plus d'avoir planté au-delà de 7 000 arbres d'avenues par an depuis 1997, la Ville a rédigé un règlement municipal pour la conservation des arbres. En 1999, des bénévoles ont planté plus de 8 000 semis d'arbres et arbustes dans des parcs dans le cadre d'un programme de naturalisation à long terme qui élimine l'utilisation de pesticides et qui augmente le piégeage local de carbone.

Mississauga est particulièrement fière de son programme de gestion intégrée du gazon, lequel a réduit la quantité de zones d'utilisation de pesticides à moins de cinq pour cent de l'ensemble des terres municipales. En 1999, le personnel des parcs a fait l'essai d'une nouvelle méthode « aquacide » - vapeur à haute pression - pour la destruction des mauvaises herbes.

Un nouveau règlement municipal novateur et un processus d'obtention de permis contrôlent la perturbation des terres sur des sites de construction dans le but de réduire au minimum l'échappement de poussières du sol dans l'atmosphère et dans les cours d'eau.


Leçons tirées


Ayant eu tant de succès dans l'amélioration de ses propres opérations, la Ville de Mississauga est maintenant bien placée en tant qu'intendant de l'environnement pour sensibiliser et persuader les écoles, les entreprises, le public, les collectivités voisines et d'autres paliers de gouvernement à participer à l'assainissement de l'air. Un engagement de la part du conseil, des gestionnaires principaux et du personnel a rendu possible la planification et la mise en oeuvre d'une stratégie intégrée.

Il aurait peut-être été plus simple d'établir des priorités pour des mesures éconergétiques si la Ville avait d'abord effectué l'inventaire de ses émissions de gaz à effet de serre. Néanmoins, le comité examine maintenant des stratégies prioritaires en tenant compte de l'inventaire effectué.



Mise à jour : 26/11/2013