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Changements climatiques : la réponse est dans les solutions locales (21/11/2016)

Don Iveson, maire d'Edmonton et président du Caucus des maires des grandes villes de la FCM, a publié le communiqué suivant au terme de la 22e Conférence des parties (COP22) sur les changements climatiques, qui a eu lieu du 7 au 18 novembre à Marrakech, au Maroc.

J'ai eu le privilège enrichissant de représenter, la semaine dernière, le secteur municipal canadien au sommet sur le climat de la COP22. Jour après jour, à Marrakech, deux choses m'ont frappé. Premièrement, le monde réalise de plus en plus que les villes doivent être au cœur de cette bataille pour notre planète. Deuxièmement, cette bataille présente de formidables possibilités économiques.

Au gré de l'évolution du processus des COP, la présence municipale a aussi évolué. Initialement observateurs, nous avons organisé des activités secondaires pour enfin prendre notre place au sein des délégations nationales officielles. À Marrakech, les villes étaient au centre de certaines des plus importantes discussions. Le mardi, j'ai prononcé une allocution à l'occasion d'un événement de la Convention des maires pour le climat et l'énergie, une nouvelle coalition regroupant 7 100 villes dans le but de coordonner les actions climatiques locales.

Ici au Canada, les municipalités exercent une influence sur la moitié des émissions de GES du pays. Et nous avons pu affirmer au monde que nous y faisons face avec certaines des pratiques canadiennes les plus novatrices en matière de réduction des émissions de carbone. Depuis 1994, les 300 municipalités membres participant au programme des Partenaires dans la protection du climat de la FCM ont éliminé 1,8 million de tonnes d'émissions de l'empreinte carbone du Canada. Elles l'ont fait notamment au moyen de l'amélioration écoénergétique des bâtiments, de projets de chauffage urbain et de gestion des déchets à faibles émissions. Le Fonds municipal vert de la FCM contribue à l'adoption locale d'innovations qui ont déjà éliminé près d'un demi-million de tonnes de GES.

Certaines des possibilités les plus prometteuses pour réduire les émissions de GES du Canada résident dans l'intensification de ces innovations municipales. C'est ainsi que le nouvel engagement du gouvernement fédéral d'investir dans les infrastructures vertes peut devenir le moteur de la stratégie climatique canadienne : en accordant la priorité aux solutions locales. Je tiens d'ailleurs à féliciter la ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, pour le leadership dont elle fait preuve. En signe de soutien au progrès que nous souhaitons, son gouvernement a récemment décidé de financer le programme Municipalités pour l'innovation climatique de la FCM. Cela permettra de donner aux gouvernements locaux de nouveaux outils leur permettant de gérer leurs infrastructures en visant une réduction des GES et une plus grande adaptation au climat.

À Marrakech, la ministre McKenna a plusieurs fois insisté sur le fait que la lutte contre les changements climatiques présente de grandes possibilités économiques. La FCM est fortement d'accord. Nous croyons que le Canada possède les talents et la culture de l'innovation qui sont nécessaires pour stimuler un virage mondial vers des technologies propres et une conservation durable. En appliquant nos solutions locales à grande échelle, nous favoriserons une croissance durable, nous créerons des emplois verts dans de nouveaux secteurs, nous laisserons de l'eau saine à nos enfants et nous nous déplacerons aussi plus rapidement vers notre travail.

Les villes et les collectivités du Canada sont prêtes. La FCM continuera de collaborer avec tous ses partenaires — fédéraux, provinciaux, autochtones et internationaux — afin de relever le défi climatique du Canada tout en améliorant notre qualité de vie d'un océan aux autres.

Mise à jour : 02/03/2017