Nous avons besoin de plus de logements locatifs pour protéger nos emplois et notre économie - Le gouvernement fédéral doit réduire les obstacles aux investissements dans le logement locatif, souligne-t-on dans un rapport de la FCM (31/01/2012)
Pour garder la reprise économique sur la bonne voie, le gouvernement fédéral doit réduire les obstacles aux investissements dans le marché stagnant du logement locatif du Canada, a déclaré la Fédération canadienne des municipalités (FCM) dans un rapport dévoilé aujourd'hui à l'occasion d'une conférence de presse tenue à Ottawa.
«Pour maintenir notre croissance économique à un moment où moins de Canadiens ont les moyens d'acheter une maison neuve, nous devons prendre les mesures nécessaires pour qu'il soit plus facile d'investir pour élargir notre marché de logements locatifs», a déclaré le président de la FCM, Berry Vrbanovic, lors du lancement du rapport. «La construction de nouveaux logements locatifs offrira aux jeunes familles, aux nouveaux immigrants et à la population vieillissante à court d'argent des choix de logements qu'ils peuvent se permettre et protégera nos emplois dans le secteur de la construction au moment où les gouvernements mettent fin à leurs programmes de relance.»
Confrontés à des règles plus sévères pour les emprunts hypothécaires, à des niveaux d'endettement élevés et à un avenir économique incertain, moins de Canadiens sont en mesure d'acheter des maisons neuves qu'avant la récession mondiale. Ainsi, les mises en chantier de maisons neuves ont diminué et le secteur du logement au Canada a produit 50 000 emplois de moins dans le secteur de la construction qu'en 2007.
D'après le ministère fédéral des Finances, les investissements dans le logement sont une des façons les plus efficaces de créer des emplois et de stimuler l'activité économique. Mais le marché du logement locatif doit surmonter des obstacles systémiques pour assurer sa croissance. Le boom immobilier d'une décennie dans le secteur des maisons individuelles et des logements en copropriété a fait tellement monter le prix des terrains que la plupart des nouveaux projets de logements locatifs ont été écartés du marché. Le tiers des Canadiens sont des locataires, pourtant les logements locatifs ne représentent que 10 p. cent de la nouvelle construction résidentielle au cours des 15 dernières années. En raison de la démolition et de la conversion en copropriétés des logements locatifs, pour la première fois, le nombre de logements locatifs au Canada a en fait reculé entre 2001 et 2006.
«Les municipalités font leur part pour accroître l'offre de logements locatifs et préserver les logements existants en offrant des exemptions fiscales, en simplifiant les approbations et en envisageant des initiatives de densification et de réaménagement, mais elles ne peuvent y parvenir sans aide», a déclaré Susan Fennell, mairesse de Brampton et coprésidente du Groupe de travail sur le logement du Caucus des maires des grandes villes (CMGV).
Le rapport de la FCM, intitulé Le marché du logement et la relance économique du Canada, demande au gouvernement de consentir des prêts à faible taux d'intérêt pour financer la construction de nouveaux logements locatifs, de procéder à une réforme du régime fiscal pour empêcher la démolition de logements locatifs existants et d'offrir des incitatifs pour réduire le coût des loyers grâce à une meilleure efficacité énergétique.
