LE CANADA RURAL EN CRISE : LA FCM RÉCLAME UN RESPONSABLE AU CABINET
:: Appercu - Le Canada rural en chiffres
:: Appercu - Le rôle du gouvernement fédéral dans le viabilité rural
:: Déclaration de Maire Basil Stewart Premier vice-président de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) à l’occasion de la publication du rapport Canada rural : la vision et la voix nationales qui s’imposent.
:: Rapport - Canada rural : la vision et la voix nationales qui s’imposent Le rôle du gouvernement fédéral dans la viabilité rurale
:: Annexe - Champions ruraux
OTTAWA, 26 mai 2009 – Le Canada rural doit avoir un champion au sein du Cabinet fédéral et un plan fédéral à long terme pour mettre fin au dépérissement qui menace les petites municipalités et les villages.
C’est ce qu’a soutenu aujourd’hui la Fédération canadienne des municipalités (FCM), à une conférence de presse convoquée sur la Colline parlementaires à l’occasion de la publication de son rapport, Canada rural : une vision et une voix nationales s’imposent.
« Le Canada rural lutte pour sa survie, a affirmé Basil Stewart, premier vice-président de la FCM et maire de Summerside (Î.-P.-É.). Les industries enracinées dans les régions rurales produisent 50 pour cent des exportations canadiennes, mais les collectivités rurales ne profitent pas de la croissance et de la prospérité qu’elles aident si fortement à créer. »
Comme l’a souligné M. Stewart : « Pour préparer le Canada à affronter l’avenir au sortir de la crise économique mondiale, il faut un engagement soutenu vis-à-vis des collectivités rurales et un nouveau champion pour maintenir les dossiers ruraux parmi les grandes priorités fédérales. »
Le rapport, lancé par le Forum rural de la FCM et fruit d’une collaboration avec MM. Donald J. Savoie, de l’Université de Moncton, et Bill Reimer, de l’Université Concordia, met en relief la crise qui couve au Canada rural et les conséquences qui en découlent pour l’économie canadienne. Il s’interroge sur le rôle que devrait assumer le gouvernement fédéral pour aider les collectivités rurales et propose une feuille de route pour des interventions efficaces à Ottawa.
On savait depuis longtemps que le Canada rural val mal, mais la crise économique actuelle a accentué le fléchissement. Le Recensement de 2006 a révélé que la proportion du Canada rural dans la population nationale a glissé sous la barre des 20 pour cent pour la première fois dans l’histoire du Canada et que les municipalités rurales attirent moins de cinq pour cent des nouveaux arrivants. Les revenus des ménages du Canada rural sont inférieurs à la moyenne, le taux d’espérance de vie est plus bas et la pauvreté chronique y est plus répandue. À mesure que leur assiette fiscale diminue, les municipalités rurales ont de plus en plus de difficulté à assurer les infrastructures et les services de base requis pour attirer de nouveaux résidents et de nouvelles entreprises et pour retenir leur population.
« Le Canada rural est bien représenté à la Chambre des communes et, pris individuellement, les politiques et programmes fédéraux sont très pertinents. Mais, au fil des ans, le gouvernement du Canada n’a pas réussi à combiner ces différentes politiques en un plan cohérent de longue haleine applicable dans l’ensemble des ministères fédéraux. Le Secrétariat rural est l’un des outils qui peuvent être utilisés pour régler ces problèmes, mais il lui faut plus de ressources et plus de poids au sein du Cabinet, a soutenu M. Stewart.
« Nous demandons aujourd’hui à tous les partis de la Chambre des communes de s’engager à préserver et à élargir les investissements fédéraux dans les collectivités rurales; de nommer un champion rural au sein du Cabinet fédéral; de collaborer avec les autres ordres de gouvernement pour mettre au point un plan à long terme – doté de fonds à long terme – pour assurer l’avenir du Canada rural; et de fournir des ressources suffisantes et un solide appui politique au Secrétariat rural. »
M. Stewart est formel : « Le Canada rural lutte pour sa survie. Cette lutte doit faire réfléchir tous les Canadiens. Si elles sont soutenues par une vision et par une volonté politique, les mesures décrites dans le rapport dévoilé aujourd’hui peuvent aider le Canada rural à sortir renforcé de cette lutte et construire les assises de collectivités fortes et florissantes dans un Canada également fort et florissant. »
Au sujet de la Fédération canadienne des municipalités (FCM)
La FCM est la voix nationale des gouvernements municipaux depuis 1901. Elle représente les intérêts des municipalités dans les questions de politiques et de programmes de compétence fédérale. Appuyée par plus de 1 775 gouvernements municipaux membres représentant 90 pour cent des Canadiens, la FCM compte, parmi ses membres, tant les plus grandes villes que les plus petites municipalités urbaines et rurales de même que les 18 associations provinciales et territoriales de municipalités.
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