À notre sujet
Nos Enjeux
Salle des médias
Évenements
International
Fonds municipal vert
Membres
Avis aux membres
Programme ACT
Ressources
Carrières
Taille du texte :
LOGEMENT ABORDABLE ET SANS-ABRI-1

Une catastrophe nationale
Tout le monde a besoin d’un logement, mais un logement abordable et convenable est actuellement hors de portée pour un nombre croissant de Canadiens. Une pénurie de logements abordables et l’itinérance, qui en est la conséquence la plus grave, nuisent à la santé et au bien-être des personnes et à la qualité de vie des collectivités du Canada dans son ensemble.

Beaucoup trop de gens, en particulier des enfants, vivent dans des refuges temporaires ou dans des logements insalubres et parfois dangereux. Trop de gens vivent dans la rue, réduisant la capacité des organismes sociaux de leur venir en aide. En 2004, le Système de rapports sur la qualité de vie (SRQDV) de la FCM a révélé un nombre de tendances inquiétantes entre 1991 et 2001 dans les 20 grandes et moyennes collectivités qui participent au SRQDV :

  • cinq des sept indicateurs de mesure du risque d’itinérance dans les 20 collectivités participantes au SRQDV se sont détériorés;
  • la proportion de ménages locataires qui dépensent plus de 30 pour cent de leur revenu pour se loger dans les 20 principales villes étudiées est passée de 35 à 41 pour cent; et
  • plus de 20 pour cent des ménages locataires consacraient au moins 50 pour cent de leur revenu au loyer, ce qui les laissait devant un risque important de devenir itinérant parce qu’ils ne leur restaient pas assez d’argent pour d’autres nécessités.

Depuis ce temps, la tendance ne s’est pas grandement améliorée. Plus récemment, beaucoup de gouvernements municipaux ont entrepris un décompte de leur population de sans-abri, qui a démontré un nombre important de sans-abri dans beaucoup de villes.

Une approche à long terme
Les solutions efficaces nécessitent un engagement à long terme. Les engagements à court terme souffrent souvent d’un manque de coordination et de planification à long terme et obligent les fournisseurs de services à consacrer plus de temps pour chercher où ils obtiendront leur financement futur, au lieu de renforcer les capacités et l’expertise requises pour formuler de véritables solutions.

La Stratégie de partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI), qui a remplacé récemment l’Initiative nationale des sans-abri et l’Initiative de partenariats en action communautaire (IPAC), et les programmes de remise en état et de rénovation (PAREL) de la Société canadienne d’hypothèques et de logement ont été renouvelés pour deux autres années. Deux ans c’est peu de temps pour relever des défis aussi complexes que l’itinérance ou effectuer les réparations majeures visées par le PAREL.

Le gouvernement fédéral, en collaboration avec les gouvernements provinciaux/ territoriaux et la FCM, doivent élaborer une stratégie nationale du logement à long terme assez souple pour répondre aux différents besoins des villes et les collectivités du Canada. Cette stratégie comprendra plusieurs composantes intégrées, mais en raison de besoins pressants évidents, les secteurs de grande priorité devraient être mis en oeuvre à court terme, avant de mettre en place une stratégie globale.

UN LOGEMENT POUR TOUS

Stratégie nationale du logement – Élaborer une Stratégie nationale du logement à long terme en collaboration avec les gouvernements provinciaux/territoriaux et la FCM, qui permettra de mettre fin à l’itinérance d’ici 10 ans. Voici les composantes d’une stratégie nationale du logement :

  • remettre en état les logements privés et sociaux afin de préserver le parc existant non pas en prolongeant le PAREL (comme ci-haut), mais en élargissant sa portée;
  • s’attaquer directement aux problèmes d’abordabilité en offrant aux gens le soutien au revenu dont ils ont besoin pour se permettre un logement en collaborant avec les gouvernements provinciaux/territoriaux pour améliorer la composante «logement» de l’aide sociale, qui complèterait les allocations-logement (comme ci-haut);
  • encourager la création de logements locatifs du marché en renforçant le traitement fiscal des investissements sur le marché locatif;
  • élargir l’offre de logements abordables là où le marché ne réussit pas à produire suffisamment de logements à loyer modique;
  • créer un fonds spécial pour répondre aux besoins de logement des Autochtones sur les réserves et à l’extérieur des réserves;
  • veiller à ce que les programmes d’amélioration éconergétique pour les propriétaires-occupants comprennent une aide particulière pour les familles à faible revenu, ce qui offrirait l’avantage majeur de réduire les coûts d’énergie pour les locataires et d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre en diminuant la consommation d’énergie; et
  • continuer d’encourager la réforme réglementaire comme moyen de garantir une plus grande abordabilité, comme on l’a fait dans le programme Abordabilité et choix toujours (ACT) de la FCM.

Assurer la transition vers une Stratégie nationale du logement à long terme – Comme mesure transitoire en attendant la mise en place d’une stratégie à long terme, la Stratégie de partenariats de lutte contre l’itinérance et le Programme d’aide à la remise en état des logements (PAREL) devraient être prolongés immédiatement au-delà de l’engagement de deux ans actuel. Les programmes devraient ensuite être intégrés à une stratégie de logement nationale globale, garantissant ainsi que la stratégie comprendra l’éventail complet des services et des installations dans la transition de l’itinérance à l’autonomie.

Programme d’allocations-logement – Également à court terme, le gouvernement du Canada devrait prendre immédiatement des mesures pour aborder les problèmes d’abordabilité en offrant aux gens l’aide au revenu dont ils ont besoin pour se permettre un logement. Un programme d’allocations-logement devrait être conçu spécialement pour les ménages pauvres dans le but de ramener les fardeaux de loyer excessifs (pour ceux qui paient plus de 50 pour cent de leur revenu pour le loyer) à un ratio se rapprochant davantage de la norme de 30 pour cent. Ces ménages auraient ainsi une meilleure possibilité d’éviter la pauvreté induite par le logement et les problèmes connexes de l’expulsion et des déménagements récurrents.

HAP 3:22 pm  HAR 4:22 pm  HAC 5:22 pm  HAE 6:22 pm  HAA 7:22 pm  HAT 7:52 pm
Envoyer Droits d'auteur © | Confidentialité Imprimer
Flux RSS 
Abonnez-vous au bulletel 
Twitter Icon